Des dizaines de milliers de per­sonnes dans toute l’Europe sont en­gagées afin de préserver le libre ac­cès aux semences pour les paysans et jardiniers, et protéger ainsi les bases de notre alimentation. Elles sont confrontées aux intérêts de l’industrie semencière qui est en train de prendre le contrôle mon­dial de ce marché. Différents moyens sont mis en œuvre pour dé­posséder les paysans et jardiniers de leur autonomie : le "génie géné­tique" avec les OGM, le brevetage du vivant végétal ou animal, les dif­férentes taxes sur les semences à la ferme et l’interdiction des variétés paysannes. Les nouvelles "biotech­nologies" comme le système Ter­minator stérilisant les semences, rendant ainsi complètement dépen­dants les paysans, sont édifiantes à ce sujet et ont provoqué de mul­tiples protestations.

17_avril_11La révision actuelle de la législation sur les semences par l’Europe avec sa cohorte de restrictions des droits des paysans est réalisée afin de ré­pondre aux intérêts de l’industrie pour non seulement contrôler le commerce des semences mais éga­lement rendre très difficile l’accès aux milliers de variétés dévelop­pées au cours des millénaires pas­sés.

Depuis deux ans, plusieurs organisations non gouvernementales se sont regroupées pour mener « La campagne semences » contre ces projets. Sous le titre « Semer l’avenir – récolter la diversité » une pétition avec ses milliers de signatures sera remise au Parlement Européen pour exiger une enquête sur ces nouvelles lois pour savoir si elles ne portent pas at­teinte aux droits de l’homme de dis­poser d’un libre accès aux res­sources alimentaires, et réclamant :

  • le droit de produire nos propres semences, de les multiplier et de les échanger
  • le renforcement de la diversité régionale par un soutien à ceux qui améliorent et cultivent des variétés biologiques
  • L’interdiction des OGM dans l’agriculture
  • L’interdiction des brevets sur les plantes
  • Une nouvelle procédure pour l’inscription de nouvelles variétés, excluant les OGM et les variétés dépendantes de produits chimiques
  • L’agriculture doit réduire sa forte consommation d’énergie, à commencer par le choix des semences. Elle doit donner la priorité à la fertilité du sol et profiter des plantes qui fixent le CO2 dans le sol au lieu de détruire le sol par des surdoses d’engrais chimiques produisant du protoxyde.